Discours du 25 mars 2026
Marie Récalde · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°180
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Ça, c’est certain !
Absolument !
Je rappelle d’abord que la France et l’Europe disposent d’atouts indéniables dans le domaine spatial. Cela peut paraître évident mais je crois qu’il est bon de ne pas sous-estimer ces atouts – on a trop tendance, parfois, à se couvrir la tête de cendres.La compétitivité de notre pays et, plus largement, la compétitivité européenne reposent sur la qualité des services et des produits que nous proposons. Le secteur des lanceurs illustre parfaitement ce savoir-faire, comme en témoigne Ariane, notamment en Gironde. En outre, on observe un changement dans l’approche du risque, mis en avant par l’exemple de MaiaSpace.Depuis le début de cette soirée, on rappelle qu’une politique spatiale efficace passe par un degré élevé d’autonomie, par un secteur industriel fort mais également par la multiplicité des propositions, donc par la redondance des infrastructures – on pourrait examiner la question d’un second pas de tir ainsi que celle des systèmes dans l’espace.Cette politique suppose encore un effort de coopération pragmatique au niveau européen, en vue de maintenir un niveau important de compétitivité face à des concurrents qui bénéficient souvent d’un marché captif et d’un fort soutien de leurs appareils étatiques respectifs. Or de nombreux acteurs du new space soulignent que certains acteurs étatiques français manqueraient encore trop souvent d’ouverture envers les PME, alors même qu’elles pourraient apporter des solutions innovantes et compétitives, notamment du point de vue de leur coût, puisque, comme vous le savez, monsieur le ministre, elles jouent un rôle central dans le secteur spatial.Au-delà de la nécessité d’encourager agilité et innovation par cette plus grande ouverture aux PME, quelles seront les mesures adoptées pour garantir que le pacte spatial auquel vous avez fait référence soit réellement accessible et transparent pour ces entreprises ?Enfin, en matière de défense spatiale, la France et l’Europe demeurent fortement dépendantes des États-Unis, que ce soit pour le renseignement, l’observation spatiale, la connectivité internet ou encore la surveillance des orbites. Cette dépendance, mise en lumière par le retour d’expérience du conflit ukrainien, soulève des préoccupations majeures. Quatre ans après le choc ukrainien, il est légitime de s’interroger : quel est l’état des lieux et quels efforts faut-il encore accomplir pour renforcer notre autonomie stratégique dans ce domaine ?
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).