Discours du 11 juin 2026
Marietta Karamanli · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°269
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Pour terminer cette journée importante consacrée aux textes du groupe GDR, je voulais rappeler à mon tour que, depuis plus de soixante ans, Cuba subit un embargo économique, commercial et financier, imposé par les États-Unis. Depuis janvier dernier, il se double d’un blocus énergétique, qui constitue une violation manifeste du droit international et défie les principes fondamentaux de la Charte des Nations unies que sont la souveraineté nationale, l’égalité entre les États et la non-ingérence. L’extraterritorialité des lois américaines, notamment la loi Helms-Burton, porte en outre une atteinte directe à la souveraineté économique d’autres États.Au-delà du droit, il faut mesurer les conséquences humaines d’un blocus qui, loin de favoriser une ouverture politique, a plongé la population cubaine dans une crise humanitaire d’une gravité sans précédent. Les coupures d’électricité prolongées paralysent les hôpitaux, les écoles, les universités. Les pénuries alimentaires et médicales s’aggravent. L’effondrement du système hospitalier met en danger les plus vulnérables. Près de 400 000 enfants sont menacés de rupture scolaire. Une telle politique n’a pas résolu les difficultés du pays ; elle les accentue en instrumentalisant un peuple déjà exsangue, otage de considérations géopolitiques et électorales.Nous devons cependant regretter que la proposition de résolution ne mentionne pas les responsabilités propres du régime cubain : la répression systématique de la dissidence, les arrestations arbitraires, la surveillance des militants et des journalistes, la coupure d’internet, qui ont brisé l’élan des manifestations pacifiques de 2021. La population cubaine est aussi prise en étau entre des « sanctions » extérieures contraires au droit international et un régime intérieur qui refuse d’évoluer vers davantage de libertés publiques et politiques.Notre position doit être claire : condamner fermement les mesures coercitives américaines, qui violent le droit, et soutenir la population cubaine par une aide humanitaire renforcée tout en appelant le régime cubain à prendre ses responsabilités, à libérer les prisonniers politiques et à engager une véritable évolution… (Le temps de parole étant écoulé, Mme la présidente coupe le micro de l’oratrice. – les députés du groupe GDR applaudissent cette dernière. – M. Jacques Oberti l’applaudit également.)
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).