Discours du 10 mai 2023
Marina Mesure · Myanmar/Birmanie, notamment la dissolution de partis politiques démocratiques
Madame la Présidente, deux ans après le coup d’État au Myanmar, la répression sanglante de la junte militaire continue et toute dissidence est étouffée. Près de 3 000 personnes ont été tuées, 1,5 million de personnes ont été déplacées. 13 000 personnes sont toujours détenues dans des conditions inhumaines. À la veille de prochaines élections, la junte a décidé de dissoudre 40 partis politiques, dont le NLD, et emprisonné plusieurs de ses membres. Il s’agit là d’une nouvelle étape vers le démantèlement complet de l’état de droit.
En solidarité avec le peuple birman et en soutien avec ses aspirations légitimes à la liberté, nous rejetons toute tentative des chefs militaires de légitimer leur pouvoir anti-démocratique par des élections fictives. Nous nous tenons aussi aux côtés des syndicats sur place parce qu’ils sont particulièrement visés par le régime. Seize organisations syndicales ont été déclarées illégales, plus de 300 responsables syndicaux ont été arrêtés, et au moins 43 ont été tués.
Malgré cela, l’Union européenne continue à travers le projet «Made in Myanmar», à financer grâce à des fonds européens des entreprises du textile qui relaient la propagande militaire et répriment les syndicats. Ceci est inacceptable et nous devons y mettre un terme. L’Union européenne doit défendre le droit à la liberté d’expression, de réunion, d’association au Myanmar et faire tout ce qui est en son pouvoir pour les protéger.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.