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vie-politique.fr

Discours du 2 octobre 2023

Marina Mesure · Hausse de la précarité en Europe, y compris la nécessité de l'aide aux plus démunis (débat)

Monsieur le Président, dans notre code pénal, il existe un délit grave: celui de la non-assistance à personne en danger. Cette infraction répond à un devoir moral: agir en toute circonstance pour ne pas abandonner les plus vulnérables. Un tel devoir n’existe pas encore dans le droit européen.

Pourtant, il porte un message essentiel: dans un contexte où 50 % des Européens sont en situation de privation, qu’ils n’ont pas pu augmenter le chauffage quand ils avaient froid, et que 30 % de nos concitoyens ont été obligés de sauter un repas malgré la faim – en d’autres termes: quand des besoins vitaux tels que se nourrir et se chauffer sont entravés de la sorte dans l’une des principales économies mondiales –, c’est une faute grave que de ne pas porter assistance à celles et à ceux qui en ont besoin.

Il faut agir et vite: augmenter les fonds pour les plus démunis afin de soutenir les associations qui pallient au quotidien nos carences politiques, revenir à des tarifs réglementés pour ne plus asphyxier nos ménages, et aussi changer totalement de logiciel – car la misère est le fait de choix politiques: en finir avec l’austérité et bloquer les marges des grandes entreprises qui font des bénéfices records, ou, mieux encore, répartir la richesse.

La liste est longue et les solutions nombreuses, si nous avons la volonté politique.

Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.