Discours du 6 février 2024
Marina Mesure · Végétaux obtenus au moyen de certaines nouvelles techniques génomiques et les denrées alimentaires et aliments pour animaux qui en sont dérivés (débat)
Madame la Présidente, notre message est clair: ces nouveaux OGM, nous n’en voulons pas. Je parle ici au nom de milliers de citoyens européens qui nous écrivent chaque jour pour exprimer leur colère et leur indignation face à ces nouveaux OGM qu’ils consommeraient sans même pouvoir les identifier. Tout le monde s’y oppose. Les paysans s’inquiètent de l’introduction de ces produits génétiquement modifiés, la communauté scientifique pointe le manque de recul sur les nouvelles techniques génomiques et les conséquences sur la santé et l’environnement, les filières bio s’alarment de la contamination de leurs parcelles par ces semences mettant en danger toute la filière.
Les seuls aujourd’hui qui se frottent les mains, ce sont les multinationales, les géants de la biotechnologie, les Bayer, les Monsanto, qui y voient une manière d’accroître la production et leurs profits sur le dos des consommateurs et, bien sûr, de la planète. Les OGM sont encadrés en Europe par la directive de 2001 qui permet aux États, en vertu du principe de précaution, d’interdire leur culture sur leur territoire. Cette législation est suffisante.
Si ce texte est adopté, ces OGM se multiplieront et standardiseront l’agriculture. Ce n’est pas la solution. Ce que nous voulons, c’est un modèle agricole alternatif, durable et juste, qui permettra une vraie souveraineté alimentaire, loin de la mainmise de l’agrochimie. C’est pour cela que nous appelons sans ambiguïté au rejet de ce règlement.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.