Discours du 11 février 2025
Marion Maréchal · Stratégie globale plus large de l’Union européenne pour le Proche-Orient (débat)
Madame la Présidente, malheureusement, à travers les objectifs flous et vagues de cette stratégie au Proche-Orient, l'UE, une fois de plus, conforte son image d'entité passive, se contentant de souhaiter la paix et l'harmonie, mais incapable de revoir profondément son logiciel diplomatique pour faire face aux grands bouleversements en cours.
Pourquoi, dans ses orientations politiques, les véritables problèmes sont-ils occultés? Je pense, par exemple, à l'agressivité répétée de la Turquie envers son voisinage lorsque Ankara instrumentalise le désordre moyen-oriental dans son intérêt. Je pense aussi au sujet très problématique du nouveau dirigeant syrien, qui est passé par l'État islamique en Irak et par Al-Qaïda.
Face à ce régime, la naïveté est interdite et la complaisance est odieuse, en particulier quand elle vient du président de la France, pays martyr de l'islamisme, qui se dit prêt à recevoir ce djihadiste au palais présidentiel, au risque de lui accorder une respectabilité internationale.
Gardons en tête, par pitié, l'expérience des talibans en Afghanistan. Et n'oublions pas quels sont nos intérêts et nos devoirs dans cette région, qui devraient guider notre stratégie, à savoir nous préserver du risque terroriste, nous préserver des flux migratoires incontrôlés et nous tenir aux côtés, bien sûr, des communautés chrétiennes d'Orient, aujourd'hui gravement menacées, en particulier en Syrie.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.