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Discours du 11 mars 2025

Marion Maréchal · Réunions du Conseil européen et sécurité européenne (discussion commune)

Madame la Présidente, malheur aux vaincus et aux vassaux! Telle est la grande leçon inculquée aux Européens depuis maintenant plusieurs semaines. Si nous ne voulons pas risquer que, un jour, l’un de nos chefs d’État se retrouve dans la position de Volodymyr Zelensky dans le Bureau ovale, alors oui, il faut augmenter nos stocks, nos munitions, notre matériel opérationnel et le nombre de nos soldats, non pas pour jouer l’escalade guerrière, mais pour être craints par des adversaires convaincus de notre capacité à riposter. Si vis pacem, para bellum.

Pour cela, nous devons dès maintenant écarter la dangereuse illusion d’une force armée au service d’une Europe fédérale. L’Union européenne peut et doit, bien sûr, faciliter le financement de ce réarmement, mais elle ne peut en aucun cas en être la générale en chef; c’est aux armées nationales de défendre nos nations. L’urgence qui doit nous occuper est d’établir une préférence européenne en matière d’achats militaires. Si cette priorité ne devient pas la pierre angulaire de la nouvelle architecture de défense de notre continent, alors toute velléité d’indépendance restera illusoire.

Allons au bout du chemin: le réarmement militaire n’a de sens qu’accompagné d’un réarmement démographique et identitaire. Il est grand temps que cette institution cesse de regarder les menaces uniquement à l’aune de ses œillères idéologiques.

Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.