Discours du 7 juillet 2025
Marion Maréchal · Condamnation arbitraire de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal et du journaliste Christophe Gleizes (débat)
Madame la Présidente, Boualem Sansal, Christophe Gleizes: ces deux noms sont devenus le symbole de notre abdication. Il ne suffisait pas à la France de s’excuser d’avoir bâti des routes, des écoles, des hôpitaux en Algérie. Il fallait en plus baisser la tête devant le mépris d’un régime autoritaire qui n’a rien su faire de son indépendance. Pendant des semaines, Paris s’est réfugié dans le déni. Attendre la fin du procès, attendre la fin du ramadan, attendre l’appel, puis une hypothétique grâce présidentielle… Cette diplomatie à genoux a lamentablement échoué et elle nous fait honte.
Il n’y a pas seulement deux prisonniers dans cette affaire: il y en a quatre, parce que la France et la Commission sont elles aussi mentalement captives de l’Algérie, victimes consentantes de sa rente mémorielle, tétanisées par son chantage à l’immigration. Alors, que valent toutes ses agitations devant Trump, devant l’Iran, devant Poutine, si la Commission n’est même pas capable de suspendre l’accord UE-Algérie pour protéger deux ressortissants?
Il est temps que la France arrête de subir! Dénonçons l’accord migratoire de 1968, fermons des consulats, bloquons les transferts financiers vers l’Algérie, suspendons les 250 000 visas généreusement distribués chaque année! Il n’est jamais trop tard pour relever la tête.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.