Discours du 4 juin 2026
Mathilde Hignet · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°263
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Il est urgent de poursuivre la revalorisation des retraites agricoles. Nous parlons d’hommes et de femmes, de travailleurs et de travailleuses de la terre, de ceux et de celles qui nous nous nourrissent, et qui pourtant ont en majorité une retraite en dessous du seuil de pauvreté. Ces faibles pensions de retraite sont la conséquence des politiques agricoles qui favorisent la compétitivité plutôt que la rémunération, la conséquence de l’invisibilisation des femmes depuis des années dans les politiques agricoles, la conséquence de la prépondérance des mécanismes d’optimisation plutôt que de cotisation.Pour les agriculteurs et les agricultrices, qui travaillent en moyenne 55 heures par semaine, la revalorisation des pensions de retraite agricoles est une question de justice sociale. Ces pensions sont un enjeu majeur pour cette profession à la démographie vieillissante et eu égard au grand nombre de départs en retraite à venir.D’après l’Insee, les agriculteurs constituent, de très loin, le groupe socioprofessionnel comptant la plus forte proportion de seniors en activité. La revalorisation des pensions représente donc un enjeu majeur de protection sociale pour les futurs retraités, mais aussi une garantie sociale pour les nouveaux entrants dans la profession, afin de renforcer l’attractivité du métier et d’encourager des installations nombreuses. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Marcellin Nadeau applaudit également.)
Le ministre ne veut pas lever le gage et l’amendement proposé tend à supprimer l’article. Comment allons-nous faire ? Nous nous accordons tous sur la nécessité d’augmenter les pensions de retraite des agriculteurs et des conjointes collaboratrices, mais vous refusez l’article qui permettrait de financer cette réforme. Qui est concerné par la taxe sur les transactions financières ? Les particuliers détenant des biens immobiliers, des actions en bourse ou des actifs en cryptomonnaies, les organisations financières comme les banques, les compagnies d’assurances, les fonds de pension et d’investissement et les investisseurs professionnels tels que les traders et les sociétés de gestion. La mise à contribution du secteur financier, c’est de la solidarité nationale ! (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP et GDR.)
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).