Discours du 27 novembre 2024
Matthieu Valet · Intensifier la lutte contre le recrutement de mineurs à des fins criminelles et la prévention de ce recrutement (débat)
Monsieur le Président, à Marseille, Socayna, 24 ans, étudiante en droit, habitante d'une cité de gens modestes, a été abattue à l'arme de guerre dans sa chambre par un tueur à gage de 16 ans. À Châteauroux, Matisse, 15 ans, a été tué sauvagement par un mineur afghan de 15 ans, déjà connu des policiers et des juges, comme d'habitude, malheureusement. À Crépol, Thomas, 16 ans, a été lynché mort à coups de couteau, certains des auteurs étaient mineurs. Vous remarquerez que j'ai toujours cité les victimes avant les auteurs. C'est essentiel dans le combat contre la délinquance.
Quand cette ultra-violence va-t-elle arrêter de tuer? D'assassiner nos enfants? Quand aurez-vous le courage, en France et dans toute l'Europe, de supprimer l'excuse de minorité pour les mineurs de 16 à 18 ans? Car, n'en déplaise au Syndicat de la magistrature d'extrême gauche, chez nous, en France, ce ne sont pas des bisounours. On n'est plus en 1945 avec Casimir: ce sont des criminels.
À part les mots, les recueillements, les tweets, les bougies: qu'ont fait nos gouvernants? Rien! Ils ont regardé les trains passer avec leur lot de victimes. Je suis en colère, car, dans cette Assemblée, ancien policier de la République, je pense être l'un des seuls à avoir dû annoncer la mort d'un enfant – la mort d'un bambin – à des parents sans histoire, qui avaient tout donné pour éduquer leur enfant, droit dans les yeux et l'émotion à la gorge.
À ces parents qui ont perdu une partie de leur âme, je veux dire que je me bats pour eux, pour que justice soit rendue et que cette culture de l'excuse ne fasse plus jamais d'autres victimes. Tous ensemble, nous devons être mobilisés contre ceux qui assassinent notre jeunesse.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.