Discours du 20 juillet 2026
Maxime Michelet · Première session extraordinaire 2026 · séance n°22
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Collègues de gauche, votre motion de rejet affirme ce que vous êtes en matière agricole : le parti du rejet. Le parti du rejet de la voix de nos agriculteurs, qui nous demandent ce projet de loi (Exclamations sur quelques bancs du groupe EcoS),…
…mais il est vrai que vous préférez celle des bobos ; le parti du rejet des réalités économiques auxquelles notre agriculture est confrontée, mais il est vrai qu’une députée de vos bancs a avoué n’avoir rien à faire de la rentabilité de nos exploitants (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Applaudissements sur quelques bancs du groupe UDR) ;…
…le parti du rejet, surtout, de la vérité scientifique et du bon sens ; le parti de la désinformation et de la peur. Depuis des mois, vous désinformez les Français et vous intoxiquez l’opinion publique par vos contrevérités sur ce projet de loi – particulièrement sur des molécules autorisées partout en Europe, et que ce texte réintroduit de manière limitative et sous contrôle de l’Anses, comme vous le demandiez vous-mêmes –, travestissant scandaleusement nos agriculteurs en empoisonneurs. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)Pour les filières concernées, ces molécules ne sont ni une facilité ni un luxe, mais une condition de leur survie. C’est le cas notamment de nos betteraviers, dont les rendements sont menacés aujourd’hui par les récentes canicules, et que vous voulez affaiblir encore plus, en les privant d’une solution phytosanitaire utilisée par tous leurs concurrents européens. Vous proposez donc de rejeter ce projet de loi d’urgence agricole. Ce rejet, collègues de gauche, est une mise à mort de nos agriculteurs, de nos betteraviers, de nos producteurs de noisettes, et de nombreux secteurs.Le vote de ce projet de loi aura une vertu : ce soir, nos agriculteurs, et tous les Français, verront qui fait profession de résister à votre idéologie décroissante et délétère, et qui fait profession de se coucher devant les diktats de celle-ci. Mais qui s’en étonnera ? Ceux qui se coucheront ce soir appelaient à voter pour vous il y a deux ans. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).