Discours du 8 octobre 2024
Mélanie Disdier · La crise de l'industrie automobile de l'Union, les fermetures potentielles d'usines et la nécessité de renforcer la compétitivité et de maintenir les emplois en Europe (débat)
Madame la Présidente, chers collègues, la Commission européenne semble enfin se soucier de son industrie automobile. Que de temps perdu, qui aurait pu éviter la fermeture des usines PSA Aulnay-sous-Bois, Renault à Flins-sur-Seine et tant d'autres en Europe. Tant de salariés auraient aimé que l'Union européenne soit à leurs côtés avant de perdre leur emploi.
Cette déclaration de la Commission ressemble à un aveu d'échec. Le dogme du libre échange a conduit à la disparition de nos usines et de nos emplois et nous a poussé à importer nos voitures. Tout cela avec la complicité d'une Union européenne pour qui le protectionnisme sonne presque comme un gros mot. Maintenant, la Commission s'alarme des conséquences de ses propres décisions. Elle impose l'usage de véhicules électriques, sans se demander si notre industrie est prête à relever ce défi face à la concurrence étrangère.
Le véritable enjeu n'est pas seulement de déterminer quelle sera la voiture de demain, mais où elle sera fabriquée. Il s'agit ici de garantir un dynamisme économique qui génère richesses et emplois, assurant ainsi la prospérité et l'indépendance de l'Europe. Deux mots clés pour cela: protéger et soutenir. Protéger notre industrie face à la concurrence étrangère et soutenir nos usines, en leur offrant un environnement favorable tant sur le plan fiscal que réglementaire.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.