Discours du 8 octobre 2025
Mélanie Disdier · Institution et fonctionnement de comités d’entreprise européens - application effective (débat)
Madame la Présidente, chers collègues, comme à son habitude, l'Union européenne veut se mêler de tout. Rien ne lui échappe, rien ne lui résiste. Toutes les problématiques de la vie sociale finiront tôt ou tard par plier sous son joug centralisateur. Cette fois-ci, c’est du dialogue social dont il s’agit. La Commission et ses soutiens au Parlement veulent contraindre le plus grand nombre d’entreprises possible.
Loin de nous la société des libertés promises lors des débuts de l’Union. Désormais, Bruxelles entend s’immiscer jusque dans les moindres recoins de nos entreprises pour y imposer son ingénierie sociale. Et que dire de ce pseudo-féminisme qui prétend défendre les femmes tout en les réduisant à de simples quotas?
Et comme toujours, la Commission s’entête dans sa version berlinoise de l’Europe. Elle croit que le syndicalisme fonctionne partout comme en Allemagne. Grave erreur. Ce qui est acceptable là-bas ne l’est pas forcément en France, où la culture du dialogue social est profondément différente. Nos entreprises n’ont pas vocation à financer des structures dont la principale activité est de bloquer leur production. Pire encore, le texte prévoit que les syndicats puissent saisir les tribunaux pour bloquer leur production.
Qui osera encore innover dans une Europe où chaque projet risque d’être paralysé par ces nouveaux soviets européens, alors même que l’on exige de nos entreprises qu’elles gagnent en compétitivité et que l’on bride leur liberté et leur productivité? Ce texte, sous couvert de progrès social, n’est rien d’autre qu’un retour déguisé au dirigisme d’État.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.