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Discours du 15 juillet 2026

Michaël Taverne · Première session extraordinaire 2026 · séance n°14

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De presque dix ans de macronisme, qui incarnera à tout jamais le décrochage, la déconstruction, le laxisme, l’aveuglement, l’incompétence et la déconnexion, la France, le plus beau pays du monde, ressort incontestablement affaiblie, bordélisée et insécurisée. Collègues macronistes, vous avez passé votre temps à donner des leçons à la terre entière et à nous expliquer qu’avec vous le pays se porterait mieux et que, pour reprendre les mots du président de la République, la sécurité des Français serait votre priorité absolue.Malheureusement pour nos compatriotes, tout ce que vous avez touché ne s’est pas transformé en or mais en plomb. Regardez votre bilan. Et les derniers chiffres provenant du ministère de l’intérieur sont révélateurs de la spirale infernale d’insécurité généralisée que vous avez installée dans le pays : tous sont au rouge ; les organisations criminelles continuent de prospérer ; l’immigration illégale continue de nous submerger ; les policiers sont déboussolés au point de manifester ; la police judiciaire tire la langue ; les Françaises et les Français n’ont jamais été aussi inquiets pour leur sécurité et celle de leurs enfants, c’est un fait.Ce texte un peu fourre-tout, censé vous donner bonne conscience, arrive à la fin du règne interminable d’une idéologie macroniste en voie de disparition. La seule chose que vous avez réussi à faire, c’est d’avoir facilité la bordélisation de nos institutions, mais surtout d’avoir légitimé une gauche et une extrême gauche qui ont beaucoup plus de compassion pour les voyous que pour les victimes et les honnêtes gens en général. Lors des élections législatives de juin 2024, Gabriel Attal indiquait qu’il valait mieux mettre dans l’urne un bulletin de vote La France insoumise plutôt que Rassemblement national, pour empêcher Jordan Bardella d’être nommé premier ministre et d’incarner ainsi la politique de rupture que les Français attendent, notamment par un choc d’autorité – la sécurité est la première des libertés.

Et que dire d’Édouard Philippe, qui avait appelé à voter communiste au lieu du RN pour les mêmes raisons ? Les communistes, tout comme les écologistes et les socialistes, sont les meilleurs amis de La France insoumise.

Les Françaises et les Français doivent savoir que ces anciens premiers ministres macronistes de la première heure ont appelé à élire des députés qui ont voté contre des moyens supplémentaires pour nos magistrats, nos policiers, nos gendarmes et nos pompiers, voté contre le texte visant à sortir la France du piège du narcotrafic en luttant plus efficacement contre les organisations criminelles, voté contre la loi de programmation militaire qui donne plus de moyens à nos soldats.

En revanche, ils sont favorables à la libération des individus condamnés pour terrorisme et susceptibles de réitérer. Et ici, ils s’opposent une nouvelle fois au projet de loi Ripost. Par ces postures, collègues macronistes, attalistes, philippistes, vous montrez votre vrai visage et le constat est sans appel : votre départ sera une chance pour la France.Aux côtés de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, tous mes collègues du groupe Rassemblement national et moi avons toujours défendu l’intérêt général.

Aussi, lors de l’examen de ce texte, qui ne sera voté que grâce aux voix du Rassemblement national, n’avions-nous qu’une seule boussole : la sécurité des Françaises et des Français. Nous n’avons cessé de proposer un changement radical de politique de sécurité à travers des mesures plébiscitées et partagées par une très grande majorité de Français. Mais celles-ci ont été balayées d’un revers de la main par un bloc central totalement perché et par une gauche et une extrême gauche laxistes comme jamais. Nous avons défendu des mesures pour mieux lutter contre les mortiers dont nos policiers essuient les tirs, mieux lutter contre les rodéos motorisés, mieux lutter contre les organisations criminelles, mieux lutter contre l’usage détourné du protoxyde d’azote, mieux lutter contre les rave-parties illégales et mieux lutter contre le squat. Car nous voulons lutter contre la délinquance qui pourrit la vie des gens.

Et que dire du rétablissement de l’article 6 qui prévoyait l’augmentation des amendes forfaitaires délictuelles afin de mieux lutter contre les organisations criminelles en tapant au portefeuille des consommateurs, mais aussi d’instaurer des mesures administratives visant à éloigner des points de deal les personnes impliquées dans les trafics de stupéfiants ? Malgré l’avis favorable du gouvernement, qu’ont fait les macronistes ? Ils ne l’ont pas voté car cet amendement de rétablissement de l’article venait du Rassemblement national. Vous démontrez, par ce comportement idéologique enfantin, que les Français n’ont plus rien à attendre de vous. (M. Pierre Pribetich rit.)Monsieur le ministre, messieurs les rapporteurs, le groupe Rassemblement national votera ce texte, même s’il est imparfait. (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)

Mais je le redis aux Françaises et aux Français : aux côtés de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, nous rétablirons l’ordre et réaffirmerons l’autorité de l’État que les différents gouvernements ont affaiblie comme jamais.

Nos compatriotes méritent des responsables politiques qui, enfin, s’occupent de leurs problèmes ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).