Discours du 5 mars 2025
Michel Guiniot · Session ordinaire 2024-2025 · séance n°118
Alors qu’en France plus de 30 millions de personnes occupent un emploi, 10 % sont des travailleurs pauvres, concept apparu sous la présidence de M. Sarkozy : des concitoyens qui ne peuvent correctement se loger, se nourrir, se déplacer, profiter en famille de quelques loisirs, mais dont cela n’empêche pas qu’ils soient ponctionnés – fiscalité, cotisations, taxes – au profit de gens qui parfois en abusent.Que la solidarité nationale se manifeste en faveur de ceux qui sont dans le besoin, des femmes isolées, des personnes âgées, handicapées, malades, des familles, dont beaucoup, actuellement, souffrent, est compréhensible et souhaitable. En revanche, la France qui travaille ne devrait pas financer l’entretien sur notre sol de millions de clandestins sans emploi, ni la distribution de milliards d’euros à des pays qui rejettent notre souveraineté, notre identité, comme on l’a vu récemment. La France qui travaille ne devrait pas être imposée, taxée, en vue de projets qui ne sont pas dans son intérêt. Ce n’est pas l’allocution lunaire prononcée à 20 heures par le président de la République qui l’aura rassurée.Pour valoriser la France du travail, il faut commencer par reconnaître la valeur du travail en France. Réduire l’emploi salarié à un smic à peine supérieur au seuil de pauvreté ne constitue pas une solution, d’autant que, comme cela a été dit tout à l’heure, nombre de salariés constatent que leur niveau de vie est inférieur à celui de gens qui ne se donnent pas la peine de souscrire au contrat social. Je le répète, la valorisation de la France du travail passe par une valorisation de la France, mais aussi du travail.Quelles solutions peut envisager l’État afin de ne plus seulement reconnaître, comme ce soir, la France qui travaille, mais lui rendre sa fierté ?
Ne touchez pas aux retraités, madame la ministre !
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).