Discours du 11 février 2026
Mickaël Cosson · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°145
Comme vous le savez, la décentralisation est attendue, mais elle doit éviter les chemins malencontreux empruntés dans le passé. Notre priorité est d’optimiser l’action publique et la performance de nos territoires – des territoires qui doivent disposer des outils permettant à la population de se loger, d’étudier, de travailler et de circuler. Tout l’arsenal réglementaire et législatif nécessaire doit être déployé dans ce but. Or il est souvent bien difficile de déterminer qui est le chef de file des différentes politiques territoriales. La décentralisation doit être l’occasion de simplifier le parcours administratif des usagers, des entreprises, et des collectivités elles-mêmes. Trop souvent, ce parcours s’apparente à un combat quotidien, au détriment du développement du pays comme de celui de nos territoires, tant la complexité affaiblit l’efficacité des décisions.À cet égard, l’exemple de la gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (Gemapi) est éclairant : l’illisibilité des responsabilités des multiples acteurs finit par nourrir un sentiment d’abandon.Pour garantir une plus grande efficacité de l’action publique, quelles sont les compétences qui devraient relever de l’État et celles qui, au contraire, doivent être exercées au plus près du terrain ? Qu’en est-il du logement et de la formation, entre autres ?
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).