Discours du 26 mars 2026
Mickaël Cosson · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°182
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La souveraineté constitue le fil rouge de cette journée d’initiative parlementaire car le groupe Les Démocrates considère que ce n’est pas un vain mot mais une exigence fondamentale.Nous abordons à présent une nouvelle dimension clé de ces enjeux : l’adaptation et la résilience face aux chocs climatiques.Un quart de la population est déjà exposé au risque d’inondation – d’ailleurs devenu le premier risque naturel. Je pense bien sûr ici à toutes les Françaises et à tous les Français frappés par les récentes inondations, de la Bretagne à la Gironde mais aussi, plus lointainement, dans le Nord. Je salue notamment mes collègues députés Erwan Balanant et Sophie Mette. Nous savons qu’à l’avenir, ces phénomènes seront plus nombreux, plus longs et plus intenses.Les travaux parlementaires ont démontré une chose très simple : face aux inondations, nous devons faire mieux et plus vite. Car les dysfonctionnements sont réels, les retards s’accumulent, y compris lorsque les travaux sont urgents, et l’accompagnement manque, particulièrement dans les petites communes. Pendant ce temps, des vies sont mises en danger, des habitations et des outils de travail sont exposés.Face aux chocs climatiques, il est de notre responsabilité, en tant que législateur, d’accroître collectivement notre capacité de résilience. Je salue donc ici le travail de ma collègue Anne Bergantz, rapporteure de cette proposition de loi déposée par les sénateurs Jean-Yves Roux et Jean-François Rapin.Le texte vise à rendre véritablement opérationnels des outils qui existent d’ores et déjà. Il prévoit de simplifier le cadre juridique de la gestion des cours d’eau, notamment des procédures inutilement lourdes – la logique du « dites-le nous une fois » prend ici tout son sens. Il prévoit aussi d’accélérer les procédures pour que les projets nécessaires voient véritablement le jour et de renforcer le soutien aux collectivités territoriales. Il s’agit de passer d’un État contrôleur à un État accompagnateur. La France des ingénieurs doit remplacer celle des contrôleurs. Pour relever les défis climatiques, les collectivités ont plus besoin d’être accompagnées que contrôlées.Enfin, je tiens à souligner le caractère équilibré de cette proposition de loi. Elle simplifiera le quotidien de nos collectivités sans remettre en cause les normes environnementales ou la concertation locale, qui représentent des engagements collectifs.Vous l’aurez compris, le groupe Les Démocrates vous invite à soutenir cette proposition de loi qui est à hauteur de femme et d’homme. (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem.)
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).