Discours du 17 février 2026
Monique Barbut · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°153
Vous nous interrogez sur les inondations qui touchent l’ouest de la France. Mes premières pensées et celles du gouvernement vont d’abord aux Françaises et aux Français qui sont victimes de ces intempéries. Je veux aussi, comme vous l’avez fait, remercier tous ceux qui sont en première ligne dans ce moment difficile, notamment les personnels de la sécurité civile et les élus. Vous l’avez souligné, nous sommes face à une conjonction d’événements climatiques inédits. Pas moins de 1 600 personnes ont été évacuées, onze départements restent placés en alerte orange et trois en alerte rouge. Nous faisons aussi face à un record d’humidité des sols : un tel niveau n’avait jamais été recensé depuis 1959.Certes, aujourd’hui, nous devons gérer les conséquences directes des inondations, mais, vous l’avez dit, dans un second temps il nous faudra réfléchir aux moyens de renforcer notre résilience face aux événements climatiques d’ampleur. L’artificialisation excessive des sols joue un rôle déterminant dans ces crues majeures. C’est pourquoi il nous faudra la limiter en maintenant l’objectif zéro artificialisation nette – vous l’avez rappelé – et renforcer le recours aux solutions fondées sur la nature. Par ailleurs, l’État apportera son soutien aux collectivités touchées par ces intempéries, par l’intermédiaire du fonds Barnier et du fonds Vert, lequel a déjà permis d’investir dans les programmes d’action de prévention des inondations grâce à un financement de… (Le temps de parole étant écoulé, Mme la présidente coupe le micro de la ministre. – MM. Paul Molac et Jimmy Pahun applaudissent cette dernière.)
Hier, je suis allée témoigner de ma compassion aux habitants du sud de la Gironde. Peut-être cela vous importe-t-il peu, mais j’ai fait ce déplacement aussi à la demande du maire de Cadillac. (Exclamations sur les bancs du groupe RN.) J’ai été interrogée sur différents sujets liés à l’entretien des digues et à la responsabilité de l’État et des collectivités locales dans ce domaine. Je le rappelle, cet entretien est à la charge des collectivités locales. Toutefois, comme je l’ai aussi souligné hier,…
…l’État prend sa part dans les financements nécessaires à l’adaptation au changement climatique, à travers le fonds Barnier, les Papi et d’autres actions que nous menons en soutien des collectivités locales.
Enfin, pour l’essentiel, les inondations à répétition que nous vivons sont liées au réchauffement climatique. (Protestations sur plusieurs bancs du groupe RN.)
Avec les politiques que nous menons, notamment en matière énergétique, nous tentons d’amoindrir les effets du réchauffement climatique.
Si nous faisons la promotion de l’énergie nucléaire et des énergies renouvelables, c’est pour éviter des catastrophes supplémentaires. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR. – Exclamations sur les bancs du groupe RN.)
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).