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Discours du 26 mai 2026

Monique Barbut · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°246

La chaleur atteint en effet un niveau inédit en ce mois de mai. Malheureusement, nous disons chaque année qu’un niveau inédit est atteint – en début d’année, nous l’avons dit au sujet des crues.

Toutes ces questions sont liées, comme vous l’avez dit, au réchauffement climatique. Face à ce phénomène, il faut marcher sur deux jambes : la première est la réduction des émissions – c’est ce que nous nous efforçons de faire avec le plan d’électrification…

…et j’espère que vous le soutiendrez. La seconde est l’adaptation au changement climatique : nous ne pouvons pas en faire l’économie.

Vous ne pouvez pas dire que nous ne faisons rien.

Le plan national d’adaptation au changement climatique comprend un certain nombre d’actions : végétalisation des écoles, lutte contre les îlots de chaleur urbains, amélioration de la connaissance des vulnérabilités locales et transformation de l’espace public.Dans le cadre de la loi de finances pour 2026, nous avons décidé de flécher 50 % des crédits du fonds Vert vers l’adaptation au changement climatique et vers les plans climat-air-énergie territoriaux, qui sont essentiels pour les élus locaux.

Le logement sera, j’en conviens, l’un des principaux enjeux de l’adaptation. C’est pourquoi nous avons maintenu les moyens de l’Agence nationale de l’habitat à 3,5 milliards d’euros, soit le même niveau qu’en 2025.

Pour ce qui concerne les îlots de chaleur, la problématique thermique dans les constructions neuves a été prise en compte ; elle est inscrite dans la réglementation environnementale RE2020.

Vous avez raison, monsieur le député, nous vivons une période de réchauffement climatique.

Nous vivons une période de dérèglement climatique. Comme vous le savez cependant, toute seule, la France ne peut y changer quoi que ce soit. (Vives exclamations sur les bancs du groupe EcoS.)

La France fait sa part !

Sa part dans les émissions mondiales a largement baissé depuis vingt ans !

Pour s’attaquer à la cause du dérèglement climatique, comme vous dites, il faut agir en France, mais aussi hors de France ; surtout, comme vous l’avez également suggéré, il nous faut nous adapter.

Quoi qu’il arrive, quels que soient les efforts que nous ferons en matière de décarbonation, la France, à elle seule, ne pourra jamais enrayer la hausse des températures mondiales. (M. René Lioret applaudit.) Il nous faut donc nous adapter.

Vous m’excuserez de rappeler que nous avons commencé à prendre sur ce sujet un certain nombre de mesures, que j’ai pour partie évoquées tout à l’heure. (Exclamations sur les bancs EcoS.)

Notre pays, par exemple, est le seul au monde à avoir indiqué une trajectoire d’adaptation : cette décision n’est pas seulement théorique, mais elle sera suivie de conséquences.

Tous les financements du secteur public devront tenir compte de cette trajectoire pour leurs investissements à venir : c’est considérable.

Nous avons par ailleurs décidé de mettre la moitié du fonds Vert à disposition des collectivités qui font des efforts en ce sens.

L’Ademe, vous avez raison, est un de nos opérateurs privilégiés et il gère à ce titre un fonds Chaleur. (M. René Lioret applaudit.)

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).