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Discours du 28 avril 2026

Monique Griseti · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°211

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Le carnaval de la Plaine, à Marseille, s’est tenu le 29 mars. Cet événement, dont c’était la 27e édition, se voulait à l’origine une fête populaire et conviviale. Malheureusement, comme chaque année, il s’est transformé en un moment de débordements, et son rayonnement fut uniquement négatif. En effet, cette manifestation a entraîné d’importantes dégradations de biens situés dans l’espace public – mobilier urbain, vitrines, véhicules – et, plus grave encore, des violences à l’encontre des forces de l’ordre. Le bilan humain est lourd : quatorze policiers ont été blessés au cours de cette soirée. Je tiens à rappeler notre soutien inconditionnel à celles et à ceux qui, chaque jour, œuvrent pour notre sécurité et veillent au respect de l’ordre républicain.Ce carnaval avait pourtant été encadré par un arrêté préfectoral, qui autorisait la tenue de l’événement jusqu’à 19 heures. Or, selon les informations relayées par la presse, les attroupements et les débordements se sont poursuivis bien au-delà de cette heure limite, jusqu’à environ 22 h 30. Ces débordements sont insupportables pour l’ensemble des Marseillais et pour ceux qui souhaitaient simplement célébrer une tradition provençale, ancrée dans la culture paysanne de notre région, et fêter l’arrivée du printemps en assistant à la mise à feu du Caramentran. Ce feu de joie s’est une nouvelle fois transformé en un brasier délictuel nuisant aux Marseillais et à une fête censée rassembler.Cette situation pousse à s’interroger en profondeur. Chacun sait que, ces dernières années, le carnaval de la Plaine a systématiquement donné lieu à des incidents comparables : dégradations, affrontements, tensions avec les riverains. Comment expliquer qu’un tel événement ait pu de nouveau être autorisé dans ces conditions ? Plus encore, comment se fait-il que l’arrêté préfectoral fixant l’heure de la fin du carnaval n’ait pas été appliqué ni respecté ?Madame la ministre, les Marseillais sont en droit d’attendre que l’État fasse respecter l’ordre public et protège à la fois les habitants, les biens et les agents des forces de l’ordre mobilisés sur le terrain. Il est urgent de revoir les conditions d’encadrement de ce type d’événement, afin que plus jamais une fête censée rassembler ne devienne l’occasion de désordres et de violences. Quelles garanties pouvez-vous apporter aux habitants de Marseille pour qu’ils puissent enfin célébrer leurs traditions et exalter leur histoire en toute sécurité ?

Je vous remercie pour votre réponse et votre soutien. Ce carnaval est fait avant tout pour les enfants et les familles ; il est malheureux que des trouble-fêtes s’en mêlent.

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).