Discours du 22 avril 2024
Mounir Satouri · Interdire sur le marché de l'Union les produits issus du travail forcé (débat)
Madame la Présidente, le travail forcé n’est pas un crime du passé. Des régimes dictatoriaux y ont recours tous les jours et trouvent le moyen ainsi de rentabiliser les violations des droits humains. Des entreprises vont jusqu’à construire tout leur modèle d’entreprise sur l’exploitation de la misère. Cela fait 28 millions de victimes dans le monde et des millions de produits qui inondent nos marchés. Une ONG a d’ailleurs démontré que depuis 2017, 600 millions de tonnes de poisson issu du travail forcé se sont retrouvées dans nos assiettes, ici même au Parlement européen. C’est totalement inacceptable.
Avec cette législation, nous n’avons plus besoin de nous soucier d’où viennent les produits que nous consommons. Désormais, l’Europe s’en charge; l’Europe nous protège. Le marché européen sera donc protégé de cette concurrence déloyale. Les États répressifs qui pratiquent le travail forcé verront leurs bénéfices baisser.
Malheureusement, nous sommes passés à côté de l’exigence d’indemniser les victimes. Les Verts ne les abandonneront pas. C’est un combat que nous nous engageons à poursuivre jusqu’au bout, parce qu’il en va de notre honneur.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.