Aller au contenu
vie-politique.fr

Discours du 29 avril 2026

Nathalie Oziol · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°215

Le lecteur officiel de l'Assemblée peut afficher son propre bandeau de cookies à l'ouverture — c'est le portail de l'Assemblée qui l'affiche, pas ce site ; fermez-le pour voir la vidéo.

En 2025, Atmo Occitanie, l’observatoire régional de la qualité de l’air, publiait les résultats très inquiétants d’une étude menée en 2023 et 2024. Elle portait sur la détection dans l’air ambiant de 200 molécules chimiques issues de trois grandes familles de polluants : les pesticides, les perturbateurs endocriniens et les PFAS – ces fameux polluants éternels qui ne se dégradent pas dans l’environnement.Sur ces 200 molécules, 107 ont été détectées, dont 10 PFAS. Personne n’est épargné : dans les zones rurales, viticoles, agricoles et dans les deux métropoles de Toulouse et Montpellier, tout le monde est exposé, à des taux élevés, à de multiples polluants. À Toulouse, 6 PFAS ont été détectés ; à Montpellier, 10. Permettez-moi de rappeler les effets particulièrement nocifs pour la santé de ces multiples polluants auxquels la population est exposée : perturbations endocriniennes, cancérogénicité, maladies cardiovasculaires, baisse de la natalité – et encore ne s’agit-il là que de la pollution de l’air. Les PFAS se retrouvent cependant partout : air, alimentation, eau, produits textiles et cosmétiques du quotidien. Ces substances s’accumulent dans l’organisme. Leur présence est attestée dans le sang, le sérum, l’urine et les cheveux.Fin 2023, avec mes collègues d’Occitanie, j’ai adressé au gouvernement une question écrite à la suite de la diffusion d’un e-mail du directeur de l’ARS – agence régionale de santé – Occitanie indiquant que l’eau ne devait plus être consommée et qu’il fallait privilégier l’eau en bouteille.Permettez-moi maintenant de vous poser trois questions. En 2025, les députés votaient une loi visant à interdire les PFAS. Le décret d’application pris par le gouvernement en a cependant considérablement réduit la portée. Selon vous, les contrôles de l’air ou de l’eau sont-ils suffisamment fréquents et couvrent-ils correctement l’ensemble des territoires ? Ne faudrait-il pas utiliser les seuils de tolérance les plus bas dans la détection des PFAS et des pesticides ? Enfin, comment suggérez-vous de lutter contre la pollution de l’air aux PFAS ?

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).