Discours du 8 octobre 2024
Nicolas Bay · La crise de l'industrie automobile de l'Union, les fermetures potentielles d'usines et la nécessité de renforcer la compétitivité et de maintenir les emplois en Europe (débat)
Madame la Présidente, la crise que traverse l'industrie automobile française et européenne, c’est finalement vous qui l’avez provoquée. C’est votre pacte vert, votre monstre bureaucratique, vos objectifs irréalisables, bref, votre idéologie.
Vous êtes responsables, coupables du déclin de ce secteur stratégique, des futures fermetures d’usines et du chômage qu’elles entraîneront. Vous imposez, par exemple, aux constructeurs, avec la réglementation CAFE, que les véhicules électriques représentent 20 % de leurs ventes. S’ils n’atteignent pas cet objectif – car vous ne pouvez pas forcer les consommateurs à acheter des véhicules électriques –, les fabricants se verront infliger des amendes colossales allant jusqu’à plusieurs milliards d’euros, ce qui signerait leur arrêt de mort.
Il y a deux choses à faire pour sauver notre industrie automobile. Premièrement, lutter contre la concurrence déloyale de la Chine. C’est en cours, peut-être trop tard, vous auriez dû évidemment nous écouter avant. Et, deuxièmement, il est impératif de repousser les échéances. Nous devons donner plus de temps aux constructeurs, en les exemptant de ces amendes iniques et en construisant avec les industriels un chemin réaliste, de bon sens, adapté au marché, pour une transition raisonnable, pas une trajectoire rigide, imposée, une planification socialiste qui est évidemment vouée à l’échec. L’industrie est la clé de notre prospérité: sauvons-la tant qu’il est encore temps.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.