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Discours du 17 décembre 2024

Nicolas Bay · La situation à Mayotte après le passage dévastateur du cyclone Chido et le besoin de solidarité (débat)

Monsieur le Président, mes chers collègues, nous sommes ce soir préoccupés par le sort de nos compatriotes mahorais, préoccupés par Mayotte, cette petite île située à 8 000 kilomètres de nous, mais qui, aujourd’hui, a besoin de notre soutien et de notre solidarité. Mayotte a subi le cyclone Chido, qui l’a dévastée et endeuillée, puisque nous comptons déjà des dizaines de morts – et sans doute est-il à craindre qu’il y en ait des centaines d’autres dans les jours à venir –, des milliers de blessés et des infrastructures qui sont totalement effondrées, et qui, avant même le cyclone, étaient totalement saturées.

L’histoire de Mayotte est une belle histoire. L’histoire d’un territoire devenu français il y a bientôt deux siècles, et qui, en 1974, a fait, contrairement aux autres îles de l’archipel des Comores, le choix de la France. Une déclaration d’amour à l’égard de notre pays qui nécessite aujourd’hui, bien sûr, qu’en retour nous exprimions notre solidarité française et notre solidarité européenne à l’égard de nos compatriotes mahorais.

Mayotte subit depuis des décennies une immigration clandestine, de sorte que ses infrastructures – portuaires et aéroportuaires, routières, hospitalières… –, dimensionnées pour 200 000 habitants, sont totalement saturées par 500 000 habitants réels en raison des centaines de milliers de clandestins venus des îles voisines – d’Anjouan, notamment –, que nous n’avons pas réussi à juguler ces dernières années. Il y a là sans doute une grande responsabilité de l’État français, mais, aujourd’hui, à l’heure de l’urgence, à l’heure où les Mahorais souffrent, nous devons avant tout être au rendez-vous pour leur apporter notre soutien et notre secours.

Merci, Monsieur le Vice-Président Fitto, d’avoir souhaité actionner très rapidement des outils et des fonds pour aider les Mahorais. Nous devons évidemment mobiliser tous les fonds nécessaires et ne pas oublier Mayotte au seul prétexte qu’elle est un peu trop éloignée de l’Europe et de la métropole. S’il faut trouver de l’argent, eh bien arrêtons d’en verser à Azali Assoumani, le président des Comores, qui en permanence revendique Mayotte comme étant un territoire comorien et insulte la France.

Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.