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Discours du 17 juin 2025

Nicolas Bay · Rapport 2024 de la Commission sur l’état de droit (débat)

Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, avez-vous conscience que ce rapport annuel sur l'état de droit est en réalité une plaisanterie qui discrédite totalement les institutions européennes?

Votre rapport nous dit, je cite: «Des médias libres, indépendants et pluralistes constituent un élément essentiel de l'état de droit». Pourtant, la Commission reste silencieuse quand le gouvernement de Tusk ferme des médias d'opposition et fait expulser des journalistes de leur lieu de travail. Le rapport nous dit: «Le pouvoir judiciaire doit être protégé de toute ingérence politique». Mais où est donc la Commission quand la justice française essaie d'empêcher la candidate qui est en tête dans les sondages de se présenter à la prochaine présidentielle? Ou est Ursula von der Leyen quand le gouvernement polonais met à pied des juges et annule autoritairement les décisions de justice? Enfin, quoi de plus important dans un état de droit que de garantir des élections libres dans nos pays? Mais où était Bruxelles quand, en Roumanie, la Cour constitutionnelle a purement et simplement annulé l'élection présidentielle au motif que le vainqueur lui déplaisait?

Dans tous ces cas flagrants, la Commission ne dit rien. Elle détourne le regard, elle acquiesce, dans un deux poids, deux mesures qui consiste dans le même temps à s'acharner contre la Pologne hier, contre la Hongrie, aujourd'hui. Pour vous, l'état de droit n'est pas une exigence démocratique, encore moins une exigence morale. C'est simplement un outil que vous utilisez contre les gouvernements patriotes et conservateurs.

Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.