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Discours du 24 juin 2026

Nicolas Turquois · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°282

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Je ne me suis pas exprimé sur l’article 2, malgré la souffrance qu’a provoquée chez moi la défense d’amendements qui, les uns après les autres, sous prétexte d’arguties juridiques, ont oublié l’un des aspects fondamentaux de ce texte : son humanité. La mort est quelque chose d’extrêmement compliqué, difficile, qui ne se borne pas au fait d’éteindre la lumière.Nous voici repartis dans les mêmes discussions qu’hier soir, où certains propos m’ont profondément heurté, notamment de la part de ceux qui veulent repousser la mort en dehors de la vie. Mais la mort est inhérente à la vie ! ( Mme Élise Leboucher, rapporteure de la commission des affaires sociales, applaudit.) Elles sont liées l’une à l’autre, et les professionnels de santé le savent pertinemment, car cela détermine la nature même de leur profession.Je comprends parfaitement qu’on puisse être opposé à cette proposition de loi, mais nous traitons d’un sujet qui ne doit être abordé qu’avec humanité. Je suis évidemment défavorable à ces amendements, et j’invite chacun et chacune à s’exprimer avec plus de respect, en songeant à ce que la vie et la mort peuvent causer de souffrances. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes Dem, EPR et SOC. – Mme Élise Leboucher, rapporteure, applaudit également.)

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).