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Discours du 23 décembre 2025

Paul Midy · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°101

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Mais combien ça rapporte ?

Heureusement !

Soyez plus attentif !

Je serai rapide, j’ai juste trois messages simples à vous délivrer. Premier message : il faut donner un budget à la France le plus rapidement possible. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR.) Deuxième message : il faut donc adopter cette loi spéciale aujourd’hui et faire aboutir le travail de compromis que nous avons mené. (Mêmes mouvements.) Troisième message : jusqu’au bout de ce travail, nous, députés du groupe Ensemble pour la République, avec notre président Gabriel Attal, continuerons de soutenir la croissance par le travail, un travail plus productif grâce à l’innovation, à nos entrepreneurs et à toutes les Françaises et à tous les Français qui travaillent.Il faut donner à la France un budget aussi rapidement que possible, car nous connaissons le coût de l’instabilité et du manque de visibilité : il se chiffre en dizaines de milliards d’euros et en milliers d’emplois.Il faut adopter la loi spéciale que nous examinons aujourd’hui, non pas comme un budget, mais comme un trait d’union entre le budget 2025 et le budget 2026, que nous devrons adopter rapidement.Jusqu’à la fin de cet examen budgétaire, nous continuerons de soutenir la croissance par le travail. Il faut soutenir ceux qui travaillent, pour une raison simple : dans notre pays, l’argent ne tombe pas du ciel, pas plus qu’il ne se trouve en grattant le sol pour en extraire du pétrole ou du gaz. Notre richesse vient du travail de tous nos compatriotes et de notre capacité à rendre ce travail aussi productif que possible grâce à l’innovation, qu’il s’agisse, avant-hier, de la mécanisation de l’agriculture, hier, de l’industrialisation ou aujourd’hui, des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle.Plus de travail et un travail plus productif : voilà la seule voie que nous pouvons emprunter pour enrichir la France et les Français et pour nous payer la meilleure défense face aux menaces actuelles, la meilleure santé et la meilleure éducation au monde, ou encore pour investir en vue de rendre notre économie verte et zéro carbone.On ne sauvera pas notre pays en décourageant ceux qui travaillent et ceux qui innovent, en arrêtant de soutenir les apprentis, en compliquant la vie de nos microentrepreneurs, en mettant des bâtons dans les roues de nos entrepreneurs, et encore moins en assommant d’impôts ceux qui travaillent.

Jusqu’au bout de l’examen du budget, nous continuerons de soutenir la croissance grâce à nos entreprises, petites et grandes. Nous repousserons donc les horreurs que constituent les 34 milliards d’euros d’impôt sur nos entreprises votés par le RN main dans la main avec La France insoumise, pour écraser nos entreprises et l’emploi. (Mme Olivia Grégoire applaudit.)

Vous disiez à l’instant, monsieur Tanguy, que nous avions accepté des hausses d’impôt proposées par les socialistes. Mais les augmentations d’impôt les plus importantes que nous avons refusées, ce sont les vôtres, ces 34 milliards d’euros qui auraient écrasé nos entreprises ! (Protestations sur les bancs des groupes RN et UDR.) Il y a malheureusement une chose qui ne changera pas en 2026, malgré tous les vœux que vous pourrez faire le 31 décembre : le programme économique du Rassemblement national sera toujours, économiquement, un programme d’extrême gauche – comme celui de La France insoumise.

C’est un programme qui n’est pas seulement anti-étrangers, mais aussi anti-entreprises, donc anti-emploi et anti-croissance et par conséquent anti-augmentation des salaires et anti-français. (Mme Olivia Grégoire applaudit.)Pour notre part, nous serons toujours aux côtés de nos entreprises, de nos microentreprises, de nos très petites, petites et moyennes entreprises (TPE-PME), de nos entreprises de taille intermédiaire (ETI), de nos grandes entreprises et de tous leurs salariés. Nous le serons plus encore en 2026 !

Jusqu’à la fin de la séquence budgétaire, nous continuerons de soutenir la croissance, grâce à la recherche et à l’innovation ; de soutenir nos chercheurs et nos chercheuses, en respectant totalement la loi de programmation de la recherche ; de soutenir nos entrepreneurs et nos entrepreneuses qui innovent, en protégeant le crédit d’impôt recherche (CIR), le crédit d’impôt innovation (CII) et les jeunes entreprises innovantes (JEI) ; de soutenir nos industriels et nos usines du futur, en préservant le plan France 2030 ; de soutenir le redressement nécessaire des finances publiques en réduisant la dépense publique et en tenant nos engagements sur le déficit public.Pour tout cela, il est nécessaire que nous nous mettions d’accord sur le budget, comme le demandent nos concitoyens. Cet accord est possible ! Nous ne cesserons jamais de lutter contre tous les défaitismes, contre tous les oiseaux de malheur et, parce que c’est possible et que nous devons le faire, nous le ferons ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe EPR.)

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).