Discours du 13 janvier 2026
Paul Midy · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°111
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Attention, l’oracle parle !
Mais oui ! On sauvera la France avec plus d’impôts !
Et vous, vous avez diminué les crédits pour les apprentis !
Heureusement !
Il y en a encore eu une hier !
Nous serons bien avancés !
On ne jure pas !
Vous les avez perdues aussi !
Détendez-vous, monsieur Tanguy !
Où est Marine Le Pen aujourd’hui ? Devant la justice !
Cela fait cinquante ans que vous essayez !
Taisez-vous, vous allez faire une syncope !
Nous sommes le 13 janvier et la France n’a toujours pas de budget.
Chaque député fait face à deux choix : celui de faire avancer le pays ou celui de le bloquer et de le maintenir dans des discussions interminables. Depuis le début de ce processus budgétaire, on voit qu’aux deux extrêmes de cet hémicycle, La France insoumise et le Rassemblement national font, main dans la main, le choix de bloquer le pays, celui des motions de censure pour faire tomber les gouvernements, des motions de rejet à n’en plus finir pour arrêter les débats, donc le choix du désordre permanent. Voilà la méthode des ingénieurs du chaos et des complices du mal…
Ils sont de plus en plus nombreux, ceux qui font le choix de leurs intérêts partisans,…
…là où il faut faire le choix de la France, des Françaises et des Français.Nous, avec le groupe Ensemble pour la République et Gabriel Attal, nous avons fait, depuis le départ, le choix de faire avancer le pays. Il faut donner un budget à la France le plus rapidement possible.
Il faut le faire parce que nos concitoyens nous le demandent, parce que nous connaissons le coût de l’instabilité et parce que nous avons tant d’autres sujets sur lesquels travailler : du renforcement de notre défense au soutien de nos agriculteurs, de nos médecins, en passant par la protection de notre jeunesse sur les réseaux sociaux, sans parler de la préparation de nos prochaines échéances démocratiques.Jusqu’au bout de ce travail budgétaire, nous continuerons à soutenir la croissance par le travail. Soutenir le travail, c’est empêcher que les impôts sur les revenus des travailleurs soient augmentés ; c’est empêcher que les charges sur le travail soient augmentées, en particulier sur les plus jeunes et les apprentis ; c’est empêcher une augmentation de la TVA pour les autoentrepreneurs ; c’est soutenir l’insertion par l’emploi, et tous les dispositifs qui y concourent, les missions locales dans tous nos territoires, la formation – en commençant par la capacité à faire un bilan de ses compétences –, jusqu’aux dispositifs de soutien à l’emploi, notamment l’apprentissage ou la prime d’activité. Soutenir le travail, c’est soutenir l’émancipation de notre jeunesse.Jusqu’au bout de ce travail budgétaire, nous continuerons à soutenir la croissance grâce à nos entreprises, petites et grandes : nous repousserons à nouveau la taxe Zucman et toute forme de taxation des biens professionnels, comme nous avons repoussé et la taxe Zucman light et la taxe Zucman à sucres ajoutés – et toutes les nouvelles saveurs qui ont été proposées encore il y a quelques jours en commission ; à l’instar du Cherry Coke ou du Coca à la vanille, elles sont toutes aussi indigestes les unes que les autres : nous les repousserons donc toutes. Nous repousserons les milliards d’euros votés par le RN, main dans la main avec La France insoumise, au détriment de nos entreprises. Nous soutiendrons…
…les PME en préservant le pacte Dutreil. Nous soutiendrons nos petits commerçants grâce au dispositif visant les petits colis. Nous soutiendrons le secteur de l’immobilier avec le statut du bailleur privé. Jusqu’au bout du travail budgétaire, nous continuerons à soutenir la croissance grâce à la recherche et à l’innovation.
Nous continuerons à soutenir nos chercheurs et nos chercheuses en respectant à 100 % la loi de programmation de la recherche ; à soutenir nos entrepreneurs et nos entrepreneuses qui innovent en préservant le crédit d’impôt recherche (CIR), le crédit d’impôt innovation (CII) et le dispositif jeune entreprise innovante (JEI) ; à soutenir nos industriels et nos usines du futur en préservant le plan France 2030.
Jusqu’au bout de ce travail budgétaire, nous continuerons à soutenir la croissance, et surtout la croissance verte, en soutenant l’augmentation des moyens de la transition écologique.Faire ces choix, au profit de la création d’emplois, des apprentis, des jeunes entreprises innovantes, de l’enseignement supérieur, de l’insertion par le travail, de la formation, des investissements d’avenir, c’est d’abord penser à notre jeunesse.
Faire le choix de soutenir la croissance, c’est faire le choix de la richesse de demain, de la richesse pour nos jeunes, le choix de l’augmentation des salaires – rendue possible par des entreprises plus productives et une économie plus dynamique ; c’est faire le choix de plus de ressources publiques pour construire un monde meilleur pour nos jeunes. Le redressement budgétaire ne peut pas se faire sur le dos de la jeunesse.Pour soutenir ces priorités et redresser nos finances publiques, il faut retrouver des marges de manœuvre, et donc faire des économies : nous avons proposé plus de 10 milliards d’euros d’économies, par la modération des dépenses, les réformes structurelles, la réforme de l’État.Les Françaises et les Français attendent de nous que nous avancions, que nous faisions le choix d’avancer. C’est le choix que nous ferons avec le groupe Ensemble pour la République et Gabriel Attal. C’est celui que nous vous invitons à faire dans les prochains jours. (Applaudissements sur les bancs du groupe EPR. – Mme Sophie Mette applaudit également.)
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).