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Discours du 19 février 2026

Perrine Goulet · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°157

Je ne suis pas intervenue jusqu’à présent, mais j’écoute avec attention les débats et je peux comprendre que certains, par conviction religieuse ou autre, s’interrogent quant au fait de donner à un autre la possibilité d’abréger ses propres souffrances. Toutefois, si ces amendements sont adoptés, ce qui m’inquiète est que certaines personnes dans l’incapacité de s’autoadministrer le produit, notamment celles qui sont atteintes par la maladie de Charcot – je sais que vous n’aimez pas qu’on en parle mais je le signale quand même –, choisiront peut-être de demander plus tôt l’aide à mourir pour être en mesure de se l’autoadministrer. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP ainsi que sur plusieurs bancs des groupes EPR, SOC et EcoS. – Mme Frédérique Meunier applaudit également.) Elles le choisiront peut-être plutôt que de bénéficier des soins palliatifs jusqu’au bout et de demander alors seulement, éventuellement, à recevoir l’aide à mourir.Attention, donc : la rédaction que vous proposez comporte selon moi un danger, celui de pousser les personnes à anticiper leur décision – ce qui va à l’encontre de ce que vous souhaitez –, parce qu’elles auront peur de ne plus pouvoir recevoir l’aide à mourir si elles prenaient cette décision ultérieurement.Je voterai donc contre les amendements.

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).