Discours du 29 avril 2026
Philippe Baptiste · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°214
Accueillir les étudiants et les doctorants internationaux fait partie de notre histoire et de notre rayonnement, vous l’avez dit. C’est aussi une nécessité. Nous avons besoin de diplômer 40 000 ingénieurs et 40 000 techniciens par an. (Exclamations vives et continues sur les bancs du groupe LFI-NFP.) La semaine dernière, j’ai lancé la nouvelle stratégie gouvernementale Choose France for higher education, qui vise à maintenir notre attractivité en renforçant son aspect qualitatif, ce qui passe par des mesures très concrètes. Il convient tout d’abord d’identifier des filières prioritaires pour les talents internationaux : l’ingénierie, l’IA, le quantique, le numérique, les mobilités bas-carbone et les biotechnologies.
Ensuite, il faut renforcer le système des bourses d’excellence et les flécher sur les filières précédemment mentionnées. Enfin, nous devons simplifier le parcours administratif des talents internationaux, en particulier au moment où ils entrent sur le marché du travail. (Mme Marie Mesmeur proteste vivement.) Cette stratégie repose aussi, comme vous l’indiquez, sur l’application de droits différenciés,…
…qui existent déjà depuis 2019 et le plan Bienvenue en France. Ces droits faisaient l’objet de très nombreuses exonérations sans être homogènes ni réellement équitables. Nous revenons donc sur ce dispositif. (Exclamations ininterrompues sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Les droits désormais prévus correspondent à une contribution marginale de chaque étudiant au coût de sa formation, c’est-à-dire à moins d’un tiers de son coût réel. (Mme Marie Mesmeur s’exclame.)
Vous parlez de racisme, mais rappelons que la Grande-Bretagne, le Danemark, la Suède, les Pays-Bas, l’Australie, l’Inde, le Canada (Vives protestations sur les bancs du groupe LFI-NFP) et…
…l’Afrique du Sud pratiquent des droits différenciés de ce type. J’ajoute que ces droits restent dix fois moins chers que ceux de la Grande-Bretagne (Mêmes mouvements), ce qui constitue un avantage compétitif pour notre pays. Enfin, nos établissements sont libres de passer des accords de coopération avec des universités internationales pour réduire les coûts.
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).