Discours du 12 mai 2026
Philippe Baptiste · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°230
Accueillir les étudiants qui viennent du monde entier est une nécessité pour notre pays et pour notre enseignement supérieur. Il est important de renforcer cette attractivité, mais en renforçant aussi son aspect qualitatif et en privilégiant des filières prioritaires, en particulier dans le domaine des sciences et des technologies.Je rappelle que nous avons besoin de former 40 000 ingénieurs et 40 000 techniciens par an. Nous n’y arriverons pas avec les seules ressources nationales : il n’y a pas assez d’étudiants qui s’intéressent à ces filières.Nous prévoyons en outre de renforcer les bourses d’excellence en les fléchant largement vers ces filières prioritaires et de simplifier le parcours pour les talents internationaux qui rejoindront l’enseignement supérieur français.Cette stratégie comporte également une augmentation des droits différenciés pour les étudiants internationaux, ainsi que cela a été prévu en 2019. (Protestations sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS et GDR.)
Ces droits, d’un montant moyen de 3 000 euros, correspondent à moins d’un tiers du coût réel de la formation, de sorte qu’il reste 8 000 euros payés par la communauté nationale
À terme, 20 % des étudiants extracommunautaires pourront être exonérés. Nous commencerons cette année à 30 % afin de laisser une certaine souplesse au système.Je rappelle que les dispositifs d’aide aux étudiants extracommunautaires ont été maintenus, en particulier les aides du Crous.
À la demande du Parti socialiste, 30 millions d’euros ont été ouverts au titre des bourses pour 2026, dont une partie pourra être fléchée au bénéfice des étudiants extracommunautaires.Ces éléments devraient, je l’espère, vous rassurer.
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).