Aller au contenu
vie-politique.fr

Discours du 10 juin 2026

Philippe Baptiste · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°266

L’université, vous l’avez dit, est le lieu du savoir, de la recherche, du débat contradictoire et de l’émancipation. Les actes de violence politique qui tendent à restreindre la liberté de débattre, à empêcher l’autonomie de la pensée et du débat académique, ne sont pas tolérables. Ils sont contraires à la liberté académique, dont la défense est au cœur des engagements du gouvernement.À ce sujet, notre politique est très simple : c’est celle de la tolérance zéro envers les actes – violences verbales ou physiques – qui tendent à bloquer ou à empêcher l’exercice de ce qu’est l’université. Très concrètement, cela se traduit de façon systématique par des signalements au titre de l’article 40 du code de procédure pénale et par des poursuites disciplinaires menées par les établissements.Par ailleurs, nous avons consolidé l’arsenal législatif : la loi dite Lévi-Fialaire a renforcé et accéléré les sanctions en cas de délits ou de problèmes disciplinaires liés à l’antisémitisme ou au racisme. C’est un point crucial.Je crois que Luis Vassy, directeur de Sciences Po, a mené avec courage et efficacité cette même politique : une politique de fermeté, où on ne laisse rien passer. Il a, bien évidemment, le soutien plein et entier du gouvernement, comme c’est le cas pour tous les présidents d’université qui se tiennent sur cette ligne de fermeté. C’est elle qui permet de sauvegarder l’essence même de l’université. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR.)

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).