Discours du 30 juin 2026
Philippe Bonnecarrère · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°296
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Le texte, en allongeant le délai à partir duquel un criminel doit être libéré s’il n’a pas été jugé et si son audience n’a pas été fixée, en augmentant le nombre de cours criminelles départementales et en assouplissant les règles de leur composition, permettra d’augmenter le nombre d’audiences. Qui, en s’opposant à ces mesures, prendra la responsabilité de libérer un criminel que chacun sait dangereux ? Qui prendra la responsabilité, parmi nous, des drames qui suivront celui qui a touché Lyhanna ?
La justice peut commettre des erreurs dans le traitement de telle ou telle plainte, mais elle a surtout un problème d’audiencement. Tout le monde, dans cet hémicycle, en est conscient, ou doit l’être : la justice ne pourra pas juger dans les délais tous les criminels. Certains seront libérés de plein droit et il y aura une deuxième, une troisième affaire Lyhanna –…
…vous donnerez le prénom qui, malheureusement, s’imposera. Le texte présenté est peut-être une rustine, mais en allongeant les délais…
…et en créant soixante cours criminelles…
J’ai droit à la parole, cher collègue. Moi, je vous écoute attentivement !Ces soixante cours criminelles départementales sont une rustine utile. N’en privons pas nos concitoyens, et soyons responsables. Je ne crois pas que, dans cet hémicycle, appeler à la responsabilité constitue une insulte personnelle. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR, Dem, HOR et LIOT. – M. Philippe Gosselin applaudit également.)
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).