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Discours du 7 juillet 2021

Philippe Olivier · Programme de travail de la Commission pour 2022 (débat)

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, il y a au moins un domaine où l’Union européenne s’ingénie à ne pas mesurer l’impact budgétaire de ses décisions, pour elle-même ou pour les États membres: c’est l’immigration.

Le 23 septembre 2020, la Commission a présenté les contours de son pacte pour l’asile et l’immigration, qui s’appuie sur une logique coercitive à l’égard des nations, avec notamment des relocalisations forcées ou la mise sous surveillance des États membres, ce qui va aboutir à élargir les possibilités d’accès à l’Europe à une immigration planétaire sans limite. Concrètement, ce pacte pour l’immigration va ouvrir la voie à 70 millions de candidats à la migration vers l’Europe, selon l’étude Gallup sur les intentions de migration extra-européenne vers nos pays.

Ce qui est frappant dans la procédure, il est vrai très opaque, d’adoption de ce pacte, c’est, compte tenu des masses en jeu, l’absence totale d’étude d’impact. Accueillir des dizaines de millions de personnes, les assister pour tout, les soigner, les nourrir, les loger, les former: cela va coûter des sommes folles. Pour vous donner un ordre d’idée, pensez, mes chers collègues, qu’en France, l’Association des départements a évalué à 50 000 euros par an et par personne le coût d’un seul mineur migrant isolé, soit pour la France une facture de 2 milliards d’euros, avec une augmentation exponentielle.

Une étude de l’Université d’Amsterdam chiffre pour la seule Hollande le coût de l’immigration à 400 milliards d’euros pour la période 1995-2019 et à 600 milliards d’euros pour les 20 prochaines années, soit 1 000 milliards d’euros en quarante ans. Pour un pays comme la France, cela représenterait plus de 3 000 milliards d’euros. Et encore, je ne prends pas en compte le fait que mon pays subit une immigration plus importante et offre un État providence plus généreux.

C’est pourquoi je vous demande, au nom de la raison et de la démocratie qui vous impose de dire la vérité aux citoyens, d’évaluer l’impact de votre folle politique migratoire, tant pour l’UE que pour les pays membres. Si vous ne voulez pas le faire, c’est que vous êtes favorables à l’immigration quoi qu’il en coûte et que la submersion de nos pays n’est pas pour vous une catastrophe annoncée, mais un projet.

Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.