Discours du 23 février 2026
Pierre Meurin · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°163
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Vous proposez d’inscrire dans la loi un mensonge : qualifier de « mort naturelle » une mort provoquée ou un suicide assisté. En tant que législateur, ne serait-ce que d’un point de vue moral, je ne peux accepter d’inscrire un tel mensonge dans le texte.L’administration d’une substance létale ne peut pas être qualifiée de mort naturelle, a fortiori si c’est pour des raisons bassement matérielles. C’est d’ailleurs la première fois que je vois la gauche défendre les héritiers ! (Exclamations sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Nous ne pouvons pas inventer un mensonge pour des raisons, je le répète, bassement matérielles.
J’aurais une question à poser au rapporteur et à la ministre. Vous y avez répondu par la création d’une nouvelle case, mais si l’on avait conservé les catégories « mort naturelle », « accident » et « suicide », cela aurait compliqué la collecte de données statistiques relatives à l’euthanasie. Nous sommes en train de légiférer avec beaucoup trop de légèreté et nous aurons besoin de savoir, dans les années à venir, si nous avons fait les choses correctement – pour ma part, j’ai l’intuition que ce texte est tellement dangereux qu’on n’imagine même pas les souffrances qu’il causera, puisque des gens mourront alors qu’ils ne le devaient pas. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).