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Discours du 23 février 2026

Pierre Meurin · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°164

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Messieurs les rapporteurs, madame la ministre, qu’allez-vous répondre au pharmacien d’une petite officine de zone rurale qui déciderait de fermer par refus de participer à la procédure d’euthanasie alors qu’il n’y a pas d’autre pharmacie dans un rayon de 30 kilomètres ? Dans un contexte de désertification sanitaire, ce serait un vrai problème ! (Exclamations sur plusieurs bancs des groupes EPR et Dem.)

Je connais des pharmaciens qui vont refuser, ne serait-ce que pour des raisons commerciales. Ils pourraient fermer et mettre sur le carreau de très nombreux patients qui ont besoin d’un approvisionnement en médicaments. C’est une question parfaitement légitime, qui appelle une réponse très claire. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)

Je m’étonne de ces avis lapidaires, car il s’agit d’un sujet important. De nombreux patients et soignants sont inquiets de voir que ce débat est balayé d’un revers de main. (Protestations sur plusieurs bancs des groupes EPR, SOC et Dem.) Nous n’avons pas tous siégé en commission, c’est l’intérêt d’un débat dans l’hémicycle. L’ensemble de la représentation nationale a droit à des éclaircissements.Des patients et des soignants intègrent certains établissements par conviction philosophique, religieuse ou simplement intellectuelle, et des familles voudront aller dans ces établissements pour se prémunir des mesures prévues par cette proposition de loi si elle est adoptée – elles en ont parfaitement le droit. Les dispositions prévues par le texte étant obligatoires, des soignants seront détachés pour venir proposer l’euthanasie (Protestations sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP, SOC et EcoS) aux patients d’un établissement qui, dans sa charte éthique, refuse de participer à ce geste.Il est normal qu’une clause de conscience collective soit instituée pour ces établissements. Certains établissements scolaires catholiques ont leurs spécificités. Pourquoi n’en serait-il pas de même des établissements de soins ? Cela n’empêche pas ceux qui le souhaitent d’avoir accès à l’euthanasie dans des établissements publics. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RN.)

Non, pas du tout !

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).