Discours du 10 février 2025
Pierre Pimpie · Banque centrale européenne – rapport annuel 2024 (débat)
Monsieur le Président, chers collègues, je vous le dis, le mal est fait. La BCE a déversé sur les marchés des milliers de milliards d'euros. C'était le fameux assouplissement quantitatif. Tel un dealer, elle a pendant des années donné le goût de l'argent gratuit, de la facilité, de l'absence d'efforts, pour mieux ferrer ses clients.
Des pays comme la France sont devenus drogués, dans l'incapacité de se passer du roulement de la dette. Ils ont renoncé à leur souveraineté financière en contrepartie de doses d'argent de plus en plus létales.
Désormais, la BCE cesse d'acheter les dettes souveraines sur le marché secondaire. Le sevrage risque de s'avérer critique. Le piège se referme. Les États sont devenus dépendants de la BCE. L'argent gratuit est devenu très cher et la crise financière s'annonce plausible, sinon probable, dans les prochains mois. J'augure que le drogué suppliera son dealer de lui fournir une injection redoublée.
Quel cynisme de la part de l'Europe de Francfort, qui appelle à la rigueur budgétaire après avoir prôné la relance à toute berzingue! Comme tout dealer responsable de l'addiction de ses clients, la BCE devra rendre des comptes.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.