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Discours du 22 octobre 2024

Pierre-Romain Thionnet · Situation en Azerbaïdjan, violation des droits de l’homme et du droit international, et relations avec l'Arménie (débat)

Monsieur le Président, avant comme après la tempête, il peut régner un calme qui vous fait baisser la garde. Dans le Caucase du Sud, étalant devant eux des cartes soviétiques, autorités arméniennes et azerbaïdjanaises discutent du traité de leurs frontières. Et pourtant, c’est une guerre sans fin qui se perpétue contre les Arméniens, commencée il y a plus de un siècle par les Turcs, aujourd’hui poursuivie sous d’autres formes par le régime d’Aliyev.

L’Artsakh est tombé, et demain c’est la frontière même de la République d’Arménie qui pourrait être visée, en particulier la région du Syunik, dont le contrôle permettrait aux Azerbaïdjanais de réaliser une continuité territoriale turque de la Méditerranée à la Caspienne. La protection de l’Arménie chrétienne par la Russie était une illusion. Elle avait pour condition l’alignement d’Erevan sur Moscou.

C’est l’honneur de la France, et ce devrait être l’honneur de toute l’Europe, que de se substituer à cette alliance insincère et de garantir la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Arménie. Pour Paris, cela passe par le renforcement du partenariat de défense avec l’Arménie, que ce soit en matière de formation au combat – notamment en montagne – ou de contrats d’armement.

Dans les contreforts du Caucase, là aussi, la recherche de la paix n’exclut pas – mais, au contraire, nécessite – le rapport de force pour mettre un terme à certaines ambitions impériales.

Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.