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Discours du 27 février 2024

Raphaël Glucksmann · Liens plus étroits entre l'UE et l'Arménie et nécessité d'un accord de paix entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie (débat)

Monsieur le Président, chers collègues, l’épuration ethnique du Karabakh ne suffisait pas. C’est maintenant toute l’Arménie, sa liberté et sa souveraineté qui sont menacées. Le régime d’Aliev refuse de reconnaître l’intégrité territoriale arménienne et menace d’attaquer. Alors que celui de Poutine, lui, attise le chaos en essayant de monter la population contre son gouvernement démocratique. Pourquoi? Parce que le gouvernement arménien, et tout d’abord son Premier ministre, M. Pachinian, et les aspirations européennes du peuple arménien, représentent une menace pour l’ensemble des dictateurs de la région.

À Bakou, à Moscou, à Ankara, les autocrates cherchent à déstabiliser le pays, et face à ces attaques, la France et l’Union européenne doivent être du côté de la démocratie et du côté de l’Arménie, avec force et constance, sans les ambiguïtés du passé. La France multiplie son aide à Erevan. L’UE doit suivre et augmenter son soutien. Nous devons encourager et accompagner la perspective européenne du peuple arménien, décupler le soutien humanitaire, libéraliser les visas, aider l’armée arménienne à défendre son territoire, et surtout ne plus nous lier à Bakou par un partenariat énergétique qui ressemble à des menottes. Il ne doit plus y avoir le moindre doute. Nous sommes du côté du peuple arménien.

Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.