Discours du 6 janvier 2026
Roger Chudeau · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°103
Monsieur le ministre, ma question porte sur un sujet central à nos yeux : l’entrisme islamiste dans l’enseignement public scolaire et supérieur. Dans votre rapport de 2025 sur les Frères musulmans, vous décrivez une entreprise d’islamisation de l’Occident, de subversion, de rejet des principes républicains, ainsi qu’une organisation méthodique à plusieurs niveaux, bénéficiant de fonds publics étrangers et français. Le cœur de cible de cette organisation – elle n’est pas la seule –, est la jeunesse, en particulier à travers l’école et l’université.Le rapport se focalise cependant sur les établissements séparatistes ou communautaires islamistes et ne consacre que très peu de passages à l’entrisme dans l’enseignement public, un angle mort. Or de nombreux rapports, internes à l’éducation nationale ou provenant d’autres institutions, montrent que l’enseignement public est la cible privilégiée de l’entrisme islamiste, au point que 50 % des enseignants déclarent, à l’occasion d’une enquête officielle du ministère, se censurer et censurer leur enseignement.Pour certains d’entre eux, il est par exemple très difficile d’évoquer la Shoah, de faire étudier le plan d’une cathédrale ou un peintre du Cinquecento, ou même de faire écouter à des élèves un morceau de musique. Cela est quotidien, courant, banal et pas seulement localisé dans certains quartiers de notre pays.Nous avons récemment voté une loi réprimant l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur. Elle devait être accompagnée de décrets, mais un seul a été mis en œuvre sur les quatre prévus, dans un contexte d’antisémitisme d’atmosphère, contre lequel nous considérons que rien de sérieux n’est fait. Ma question est simple : quelles actions de l’État envisagez-vous, en lien avec les deux ministères concernés, pour protéger efficacement l’école publique de la République de l’entrisme islamique ?
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).