Discours du 9 juin 2026
Roland Lescure · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°265
Bienvenue à l’Assemblée nationale !Je suis un peu surpris de la teneur de votre question : elle renvoie l’image d’une France misérable, pauvre, incapable de se projeter.
Je vais répondre à Mme la députée si vous voulez bien me laisser tranquille, monsieur Odoul. La France est certes confrontée à des défis énormes. Nous souhaitons aussi continuer à accompagner celles et ceux qui souffrent. Mais l’image de la France que vous renvoyez, une France sans espoir,…
…une France qui serait un continent de pauvreté, chroniquement malade, ce n’est pas la France que je connais…
…et ce n’est pas celle que je veux construire. (M. Paul Molac applaudit.) Vous dessinez le portrait d’une France qui n’est pas la mienne ! (Exclamations sur les bancs du groupe RN.)
Et votre solution ? Elle n’est pas nouvelle, vous la martelez depuis trois mois : il faudrait baisser la TVA sur l’essence. Ce n’est tout simplement pas au niveau !
Vous dites penser à celles et ceux qui souffrent aujourd’hui ; mais comment justifier le fait de baisser le prix de l’essence pour ceux qui n’en ont pas besoin, qui conduisent des véhicules de société ou d’énormes voitures ? (M. Julien Odoul fait mine de ramer.) Certains s’enrichiront, les marges seront accrues. Madame la députée, cette mesure n’est ni opérante, ni efficace. Elle creusera un trou dans les finances publiques que vous n’aurez aucun moyen de reboucher. (Exclamations sur les bancs du groupe RN.)
J’ai déjà eu l’occasion de le dire à un de vos collègues. Vous venez d’arriver à l’Assemblée : choisissez de défendre des mesures un peu plus innovantes que celles de vos collègues et je vous écouterai ! (Exclamations sur les bancs du groupe RN.)
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).