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Discours du 10 février 2026

Sandrine Lalanne · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°144

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Oh !

Ma première question concerne les conseils et la formation privée. L’orientation postbac est un moment déterminant dans la vie des jeunes, qui devrait reposer sur une information fiable et pluraliste. Or, sur le terrain, de nombreux forums d’orientation, censés aider les lycéens à construire leur projet, sont dominés par des formations privées, parfois au détriment des filières publiques, très absentes, et de la diversité réelle des parcours existants. Ces forums devraient être des espaces d’échange humains permettant une information individualisée, des discussions approfondies sur le contenu des formations, les débouchés réels et les conditions de réussite. Ils deviennent trop souvent des vitrines commerciales où les stratégies de marketing les plus agressives prennent le pas sur l’intérêt des élèves.Cette logique s’inscrit dans un contexte plus large de foisonnement de formations privées dont certaines ne sont pas reconnues par l’État, mais qui investissent massivement les lieux d’orientation, les réseaux sociaux, les établissements scolaires, avec des promesses parfois peu transparentes sur la qualité des diplômes, leur reconnaissance ou leurs débouchés professionnels.Face à cette situation, la question n’est pas seulement celle de la coexistence du public et du privé, mais celle de la régulation, de la lisibilité de l’offre de formation et de la capacité du service public à garantir une orientation éclairée et émancipatrice pour tous les jeunes, quel que soit leur milieu social. Je rajoute le foisonnement de conseils prodigués par des organismes privés, très coûteux pour les parents.Quelles mesures le gouvernement entend-il prendre pour garantir que les forums d’orientation reflètent la diversité des formations, privilégier l’échange humain, encadrer plus strictement la présence et les pratiques des formations privées et protéger les jeunes des dérives commerciales ?

Elle concerne l’inadéquation entre les profils des élèves de première et de terminale, suivant leurs choix de spécialités, et l’offre de formation supérieure car je tiens à dire que l’absence des mathématiques en terminale constitue un problème pour l’orientation.Certaines formations, comme les classes préparatoires, ne font pas le plein, même en économie-gestion, car beaucoup d’élèves ne suivent pas l’enseignement de mathématiques en terminale. Ce phénomène se produit souvent.Qu’on le veuille ou non, les mathématiques restent une matière de sélection pour les études supérieures en France. C’est même le cas dans certaines formations comme des IEP – instituts d’études politiques – qui demandent les notes de mathématiques. D’autres filières, à l’université, offrent trop peu d’effectifs, notamment en région parisienne, par rapport aux spécialités suivies. Les étudiants peuvent ainsi obtenir une place, mais leur échec est programmé.Pouvons-nous nous pencher sur le profil des lycéens et l’offre dans le supérieur ?

Bien sûr !

Oui !

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).