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Discours du 25 mars 2026

Sandrine Lalanne · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°179

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Monsieur le ministre des affaires étrangères, c’est de la situation au Liban que je souhaite parler. Nous en sommes à la quatrième semaine d’une guerre dont il faut dire avec force qu’elle n’est pas celle des Libanais, qu’ils ne l’ont pas voulue, qu’ils la subissent.Le Hezbollah, proxy de l’Iran, continue d’entraîner le Liban dans un conflit qui n’est pas le sien et qui a déjà fait plus d’un millier de morts, 3 000 blessés, plus de 1 million de déplacés, soit le quart de la population. Face à cette tragédie, les autorités légitimes, le gouvernement libanais, ont fait preuve d’un courage remarquable. Le président Joseph Aoun a déclaré illégales les actions du Hezbollah et s’est engagé à désarmer cette milice, ce à quoi Israël, malgré ses offensives répétées depuis des années, ne parvient pas ; il a également proposé des négociations directes avec Israël en vue de trouver enfin une solution politique durable.Par la voix du président de la République, la France a répondu présent : aide humanitaire, véhicules de l’avant blindés (VAB), soutien opérationnel et logistique aux forces armées libanaises. Nous saluons cet engagement.Désarmer le Hezbollah constitue un impératif ; le Liban doit pouvoir exercer pleinement sa souveraineté, notamment dans ses territoires du sud, démontrant ainsi qu’il peut être maître de son destin. Ma première question est donc simple : le gouvernement envisage-t-il de renforcer son soutien opérationnel afin de permettre à l’armée libanaise d’assumer cette mission de désarmement du Hezbollah ?Sur le plan diplomatique, le président de la République a proposé d’accueillir à Paris des négociations directes ; Joseph Aoun y est prêt. Concrètement, quelle est la stratégie du gouvernement visant à convaincre Israël de s’asseoir à la table des négociations plutôt que de poursuivre des attaques disproportionnées dont seuls les peuples paient le prix ?Comme le disait le général de Gaulle, les Libanais ont été « à travers les siècles […] le seul peuple dont jamais le cœur n’a cessé de battre au rythme du cœur de la France ». Ce peuple frère, épuisé, veut se reconstruire dans la sérénité et non subir des conflits qu’il n’a jamais voulus. Nous lui devons bien plus que des mots.

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).