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Discours du 26 juin 2026

Sandrine Runel · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°287

Ça, c’est vrai !

Oh là là !

Il est grave d’entendre de tels propos ! Les précédents amendements cherchaient à exclure du dispositif les personnes souffrant de troubles du spectre de l’autisme, les personnes bipolaires et les personnes atteintes de la maladie de Charcot au motif qu’elles manqueraient de discernement.Je vous rappelle que ce sont tout de même des personnes qui travaillent. Elles souffrent non pas d’un manque de discernement, mais d’une maladie qui les empêche de vivre dignement.Avec cet amendement, vous proposez d’aller encore plus loin en excluant du bénéfice de l’aide à mourir les personnes incarcérées. Reprenez peut-être les fondamentaux de notre République et de notre Constitution : le principe même de la condamnation à une peine de prison est de priver de liberté la personne qui a commis une infraction, pas de la priver de ses droits humains.Du reste, si une personne malade est incarcérée, comme l’a très bien relevé Mme la rapporteure, elle est en général déjà prise en charge et hospitalisée. Mais quand bien même ce ne serait pas le cas, dans quel monde vivez-vous pour vouloir priver les personnes incarcérées des droits humains les plus élémentaires et leur imposer ainsi d’éternelles souffrances ? C’est abominable d’entendre des choses pareilles. Nous sommes là pour protéger les plus vulnérables, pas pour les priver de tous leurs droits. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes SOC et LFI-NFP.)

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).