Discours du 31 mars 2026
Sébastien Lecornu · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°187
Dans cette ambiance malsaine, reconnaissons-le, il faut revenir à des principes simples et clairs, ceux de la République. Je le disais en d’autres circonstances il y a quelques semaines, il faut toujours – je sais que vous le faites – refuser la violence, physique et verbale, dans le débat public. Le racisme n’est pas une opinion – pas davantage que l’antisémitisme, pas davantage que l’homophobie.
Par définition, il tombe sous le coup de la loi. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR et Dem ainsi que sur quelques bancs du groupe DR.) Avant cela, il tombe sous le coup d’une responsabilité politique collective, qu’il nous revient de rappeler ici sans relâche : nous devons refuser toute forme de violence dans le débat politique et le débat public. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) La manière dont se sont déroulées, de manière générale, les élections municipales n’est pas une réussite collective (Applaudissements sur quelques bancs du groupe DR.)Ensuite, il y a la responsabilité individuelle. En tant que maire, le maire de Saint-Denis est un agent de l’État, il mérite donc une protection particulière ; mais je souhaite que nous allions plus loin. Dès lors qu’il aura porté plainte, je demanderai au préfet de Seine-Saint-Denis de se constituer partie civile à ses côtés. Je le répète, le racisme n’est pas une opinion. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR, SOC, DR, EcoS, Dem et GDR.) C’est donc à la justice de dire le droit, et non au gouvernement, cela va sans dire. C’est à l’autorité judiciaire, au parquet puis au siège, d’établir les faits. J’y insiste, le maire est un agent de l’État, il doit donc, lui aussi, veiller au respect du droit dans la commune.
Je réponds au député Coquerel, qui, tout à l’heure, a tenté de faire croire qu’il y aurait une suspicion de racisme…
…de la part du gouvernement de la République. Non, ce n’est pas vrai ! On ne peut pas dire cela ! C’est un mensonge ! En disant cela, vous contribuez justement à la banalisation du mal. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR, DR, Dem et LIOT. – Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) La banalisation de ce dernier et du racisme doit être combattue avec la même force et sans relâche ! (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR, DR et Dem.)
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).