Aller au contenu
vie-politique.fr

Discours du 2 octobre 2026

Ségolène Amiot · Session ordinaire 2026-2027 · séance n°4

Cet amendement vise à ce que les associations chargées de la promotion des droits des victimes de violences fondées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre implantées dans les territoires d’outre-mer soient associées aux travaux de l’instance. L’appui des centres territoriaux LGBTI ultramarins est absolument nécessaire pour que cette autorité de lutte contre les VSS et les violences intrafamiliales ne passe pas à côté des fondamentaux. À l’occasion de la Global Black Pride, qui a eu lieu il y a une quinzaine de jours à Paris, ces associations nous ont alertés au sujet de l’augmentation drastique du nombre de victimes, notamment de thérapies de conversion. On ne peut pas parler de loi intégrale si on oublie un pan entier des territoires et toute une partie des personnes concernées.

Je suis très surprise de l’avis de Mme la rapporteure. L’une comme l’autre, avec d’autres collègues membres de la commission d’enquête sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses et la prise en charge des victimes, notamment en outre-mer, nous avons entendu les victimes et les collectifs qui les représentent souligner la difficulté que représente le simple fait de se déplacer dans certains territoires.La situation particulière de la Guyane requiert que nous nous penchions sur elle et déterminions comment le système peut s’améliorer. Lorsqu’on ne peut accéder ne serait-ce qu’aux services publics basiques, qu’il s’agisse d’être soigné ou, en l’occurrence, de saisir la justice, porter plainte est quasiment impossible.

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).