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Discours du 22 mai 2025

Thibaut Monnier · Session ordinaire 2024-2025 · séance n°211

Il vise à interdire la pratique d’une euthanasie ou d’un suicide assisté au sein d’une unité de soins palliatifs. Comme l’ont rappelé nos collègues Trébuchet et Bazin, le développement des soins palliatifs suppose une conviction profonde qui diverge de celle des partisans de l’euthanasie. Le soulagement de la souffrance et l’accompagnement de la fin de vie font reculer la demande de mort au point que celle-ci devient résiduelle. Dans un sondage publié en 2022, plus de 94 % des professionnels des soins palliatifs indiquent qu’ils refuseront d’administrer la substance létale et 35 % envisagent même de démissionner si la légalisation de l’euthanasie venait à être adoptée.L’incompatibilité entre une éthique de l’autonomie absolue et une éthique de la vulnérabilité aura des conséquences sur les recrutements des personnes qui décident de s’engager pour accompagner la fin de vie. Chacun doit savoir que l’engagement des professionnels et des bénévoles en soins palliatifs repose sur une conviction puissante : faire chuter la demande de mort, en activant une médecine du lien attentive à la souffrance et respectueuse de chaque parcours de vie. Ces hommes et ces femmes ne se sont pas engagés pour interrompre le soin du patient et lui donner la mort. C’est la raison d’être de leur engagement qui est piétinée. Voilà pourquoi nous devons sanctuariser les unités de soins palliatifs et l’inscrire dans la loi. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).