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Discours du 5 décembre 2025

Thomas Ménagé · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°84

Je suis assez étonné de voir les socialistes mettre en accusation un gouvernement qu’ils soutiennent. Mme Runel fait des effets de manche ce soir mais, depuis des semaines, elle travaille main dans la main avec les macronistes et les LR, dans un parti unique, (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN) sur le dos des Français qui souffrent de l’absence de revalorisation de leurs prestations sociales et sur le dos des retraités.Alors que pendant la campagne des élections législatives, M. Attal, ici présent, s’était engagé à réindexer les retraites, M. Kasbarian affirme aujourd’hui qu’il faut désindexer les pensions de retraite au-delà de 1 400 euros. Mais quand on perçoit 1 400 euros de retraite par mois, monsieur Kasbarian, avec le bilan macroniste, soit une hausse des prix de l’alimentation de 33 % et une hausse de ceux de l’électricité de 40 %, on n’est pas riche, on ne s’en sort pas !Monsieur Attal, allez-vous enfin tenir vos promesses ? Allez-vous changer de ligne et soutenir la réindexation des pensions de retraite ?

Encore une fois, vous avez menti, mais les Français, dès les élections législatives, ont bien compris qu’ils ne pouvaient pas vous faire confiance, raison pour laquelle vous vous êtes pris une claque monumentale !Comme en première lecture, le Rassemblement national souhaite la suppression totale de l’article 44. La revalorisation des pensions et des prestations sociales est une obligation légale ; ce n’est pas un cadeau fait aux Français mais la simple application de la loi. Nous, au Rassemblement national, nous défendons la loi, nous défendons la France qui travaille, la France qui a travaillé toute sa vie et nos retraités.En tapant dans la poche des retraités, vous remettez en cause le contrat social et vous avouez que vous ne voulez pas chercher l’argent là où il se trouve. L’argent, on peut le trouver en faisant des économies, en le récupérant sur les titres de séjour pour soins, en subordonnant le bénéfice des prestations non contributives à une période de travail de cinq ans, équivalent temps plein. Voilà les bons choix que nous ferons avec Marine Le Pen et Jordan Bardella ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)

Tartuffe !

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).