Discours du 19 septembre 2024
Valérie Deloge · Sécheresses et événements météorologiques extrêmes en tant que menace pour les communautés locales et l'agriculture de l'Union en des temps de changements climatiques (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, je souhaite exprimer à mon tour tout mon soutien aux collègues dont les pays sont touchés actuellement par les terribles intempéries. Ces événements climatiques extrêmes sont malheureusement de plus en plus fréquents, et leurs coûts humains et matériels sont catastrophiques. On estime qu'ils représentent chaque année entre 50 et 60 milliards d'euros.
Ce que l'on dit peu, c'est que les conséquences de ces événements auraient pu être évitées si nous avions correctement entretenu notre patrimoine humain et matériel. Combien de ponts s'effondrent lors des inondations? Combien d'hectares brûlent parce que les chemins d'urgence ne sont plus accessibles? Combien d'hectares de récoltes meurent parce qu'on ne peut plus irriguer? Ces milliards dépensés à gérer les conséquences et à dédommager les victimes pourraient être investis dans des retenues d'eau, dans l'entretien des ponts, des égouts et des routes – ces démarches de bon sens qu'ont nos agriculteurs –, mais encore faut-il la volonté politique et nous ne l'avons pas. C'est vrai qu'à vos yeux, il est plus sexy de proposer la fin du moteur thermique pour 2035 plutôt qu'un grand plan d'entretien des digues agricoles. L'une des deux propositions est pourtant moins coûteuse et plus utile. Il est temps de vous réveiller et d'agir.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.