Discours du 11 juin 2025
Véronique Louwagie · Session ordinaire 2024-2025 · séance n°233
Je partage votre constat et je veux vous remercier de votre engagement sur ce sujet. Le secteur textile français connaît effectivement de graves difficultés dont témoignent les fermetures d’enseignes que vous avez évoquées. Notre commerce souffre d’un certain nombre de pratiques industrielles et commerciales, émanant de plateformes étrangères, qui s’apparentent à de la concurrence déloyale.Ces pratiques ont des répercussions au niveau environnemental – l’impact du fret aérien est cent fois plus important que celui du fret maritime – et au niveau économique : nos commerces ferment et la vitalité de nos centres-villes en pâtit. Je rappelle que le chiffre d’affaires de l’enseigne Kiabi – dont les 350 points de vente participent à la vie de nos territoires – ne dépasse pas celui d’une plateforme étrangère.Il est temps d’agir !Vous avez évoqué la proposition de loi adoptée hier au Sénat : elle prévoit un malus sur le textile fast fashion par le biais d’une taxe de 2 à 4 euros sur les colis.Au niveau européen, ma collègue Amélie de Montchalin travaille avec ses homologues pour réviser le dispositif d’exemption des droits de douane jusqu’à 150 euros et revoir les tarifs douaniers au travers des frais de gestion.J’ai demandé à la DGCCRF de tripler les contrôles sur les articles prélevés et de contrôler à 360 degrés toutes les plateformes étrangères.Enfin, une étude est en cours pour appliquer dès 2026 des frais de gestion destinés à financer la régularité et la conformité des articles et de tout ce qui participe à leur contrôle.
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).